Pavillons - Etendard - Flamme de guerre de la Marine
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Pavillon principal de la Marine
Description :
L'arrêté d'attribution de ce pavillon (1) décrit ce dernier en termes d'héraldique.
Il s'agit là d'une exception ; le vocabulaire héraldique, en effet, n'est généralement utilisé qu'en matière de blasons,
armoiries ou écussons.
Un drapeau - étendard, fanion ou pavillon - doit être décrit en termes vexillologiques. Ce vocabulaire vexillologique n'a
cependant pas encore été uniformisé (2).
Un héraldiste éminent (3) a bien voulu rédiger cette description :
« Le pavillon de la Force Navale est constitué par un rectangle blanc de 2 unités de guindant pour 3 de battant, chargé
d'une croix de St André ou sautoir tricolore, rouge en haut et en bas, noir vers la drisse et le battant, jaune entre les deux, accompagné, dans l'axe vertical de l'emblème, au-dessus par deux bouches à feu passées en sautoir et surmontées de la couronne royale, et en dessous par une ancre, la gumène accolée, le tout de couleur noire ».
En langage héraldique, cela donne : "D'argent au sautoir en chef et en pointe de gueules, à dextre et à semestre de sable, rempli d'or, accompagné en chef de deux bouches à feu passées en sautoir et surmontées de la couronne royale, et en pointe d'une ancre, la gumène accolée, le tout de sable. L'écu posé sur une ancre à jas d’or timbrée de la couronne royale et supporté par deux lions marinés d'or tenant chacun une bannière tiercée en pal de sable, d’or et de gueules. "
Dimensions : Selon la taille du bâtiment où il est arboré, le pavillon varie en longueur de 225 à 75 cm, en hauteur de 150 à 50 cm (4).
(1) Arrêté du Prince Régent, en date du 23 février 1950, Moniteur belge du 2 mars 1950, p. 1466.
(2) M. Roger HARMIGNIES, dans sa lettre du 23 avril 1970 nous dit « la terminologie vexillologique n'est malheureusement pas encore bien fixée comme le langage héraldique ; les Congrès internationaux de Zurich en 1967 et de Boston en 1969 se sont déjà occupés de cette question, mais on n'est encore qu'à des propositions souvent discutables d'ailleurs, car les différents pays n'ont pas les mêmes traditions ».
(3) M. Roger HARMIGNIES.
(4) Règlement ZGM 5005, Pavillons, Marques et Flammes en usage à la Force Navale Belge.
Historique :
L'arrêté du Régent en date du 23 février 1950 accorda aux bâtiments de la Force Navale « un pavillon distinct de celui arboré par les navires de l'Etat et de la Marine de commerce ».
Le 2 mars 1950, S.A.R. le Prince Régent, à bord de l'algérine « Georges Lecointe » (ex-HMS Cadmus) remit ce pavillon à la Force Navale (5).
Depuis lors, ce pavillon est arboré par les navires de guerre belges et les établissements de la Force Navale
(5) W. DEBROCK. « Onze Scheepsvlag en haar geschiedenis » dans Neptunus, no 12, décembre 1956, p. 39
Etendard de la Marine
Historique
Par un arrêté du Régent Charles en date du 15 juin 1946, un étendard est attribué à la Force Navale, maintenant la Marine, issue de la Section Belge de la Royal Navy.
C’est le 13 septembre 1946, soit 7 mois après sa création, que le Commodore G. Timmermans, Commandant du Corps Naval,
recevait des mains du Prince Régent, sur le «Wapenplein» à Ostende, cet emblème qui symbolise les sacrifices consentis par les marins belges au cours de la guerre 1940—1945.
Cet étendard est utilisé pour les cérémonies et il est conservé par la composante Marine (COMOPSNAV), à Zeebrugge.
Description de l’étendard
- Lion:
Doré monté sur socle, doré également, cordelière d’or. - Socle:
Grandes faces : « FORCE NAVALE » « ZEEMACHT » - Hampe:
En deux parties unies par un manchon en cuivre. - Tablier:
En soie, à franges d’or, de 77 x 88 cm. - Inscriptions:
• FORCE NAVALE
• BATAILLE DE BELGIQUE 1940
• ATLANTIQUE NORD: “Pour sa participation à la bataille prolongée et pénible de l’Atlantique Nord. A livré de nombreuses batailles contre les sous-marins ennemis.”
• MANCHE: “Pour sa participation de manière brillante, sous le feu nourri des batteries côtières et des avions ennemis, à l’opération de débarquement dans les traditions de bravoure et de sens du devoir et de patriotisme de la Marine Belge.”
• ESCAUT: “Pour sa participation glorieuse à la libération de l’île de Walcheren, qui menait à l’ouverture de l’estuaire de l’Escaut et à la réouverture du port d’Anvers.” - Fourragères:
Aux couleurs de l’Ordre de Léopold et aux couleurs de la Croix de guerre. - Croix de guerre française:
A été publié le 22 Août 1951 par le ministre de la Marine de la France indiquant: "Grâce à sa brillante participation aux combats violents dans l'océan Atlantique Nord, aux débarquements lelong les côtes du canal et à la libération de l'île de Walcheren, elle a, au cours du second conflit mondial, montrer les qualités traditionnelles de bravoure et de sacrifice esprit des marins belges." - Restauration:
Remplacement de la soie noire, réparation des franges et des lettres des inscriptions, par la Maison Bertrand (Bruxelles), en 1967. - Le nouvel Étendard:
En 2012 un nouvel étendard a été faite par le Centre de Compétence des Matières et Produits (CCMP) dans le quartier 1WM Lemahieu à Ypres.
Traditionnellement, un morceau de tissu de la boucle de l’ancien étendard a été cousu dans le nouvel étendard. - L’Étendard original se trouve encadrée dans le bâtiment de l’état-major de la base navale de
Zeebrugge
Pavillon de la Marine pour les navires auxilliaires
Navires de souveraineté belge sous commandement de la Marine.
Un nouveau pavillon ! Quoi de neuf ?
Nicolas LANGE
Flamme de guerre
La flamme de guerre se compose de trois laisses verticales aux couleurs nationales noire, jaune et rouge, dont le noir est au guindant. Les deux premières laisses sont d’égale largeur et la troisième se terminant en son milieu en queue d’hirondelle, a deux fois la largeur de chacune des autres laisses.
La flamme de guerre ne peut être arborée que par les navires de guerre commissionnés.
Déterminée par arrêté du Prince Régent en date du 23 février 1950.
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