1932 Création d'une commission militaire de la marine dans le but d'organiser la surveillance des eaux et la sécurité de la navigation.
1938
Le 01 décembre 1938 le ministre de la Défense nationale ressuscita, sous le nom de « Corps de Marine » l'ancien « Corps des Torpilleurs et Marins » qui avait été dissous en 1927. Tous les militaires exerçant une profession maritime figurèrent d'office sur les contrôles de ce dépôt. C'est grâce à cette mesure que le « Corps de Marine » pu être constitué en un temps record. Le personnel étant recruté, il fallait lui fournir le matériel indispensable. La marine de l'Etat, ou plus exactement le ministère des Communications, prêta au ministère de la Défense nationale quelques bateaux pilotes armés en patrouilleurs.
1939 Ce Dépôt fut confié au Major DE CARPENTRIE ancien du Corps des Torpilleurs et Marins. Le 15 septembre 1939, la mobilisation partielle du Corps de Marine était ordonnée, et le 03 novembre, le ministère de la Défense Nationale décida que les miliciens des classes 38 et 39 et les marins de métier devaient passer au Corps de Marine. La formation se composait alors d'un Etat-Major, d'une 1ère escadrille à Ostende, d'une deuxième à Zeebrugge, qui ne devait être organisée qu'au déclenchement des hostilités et d'une 3ème à Anvers. La 1ère escadrille comprenait trois anciens bateaux pilotes de l'administration de la Marine servant de patrouilleurs et deux vedettes. La 1ère escadrille fut chargée de la surveillance des eaux territoriales, chaque jour, 2 bateaux étaient en mer pour croiser le long de la côte, service périlleux à cause des mines qu'il fallait éviter d'abord, puis couler ensuite. Cette unité sera renforcée par 3 chalutiers en bois et un yacht, « L'ALOHA ». La première mission ne se fit pas attendre. En effet, l'Angleterre mouilla 8500 mines et la France 1500 à l'Ouest et au Sud des eaux belges, les tempêtes et les courants firent immédiatement dériver de nombreux explosifs vers nos côtes, et avec ses moyens dérisoires, le corps de Marine va faire sauter 250 mines,et réouvrir quelques passes. Le 10 mai, la guerre éclata et l'aviation allemande attaqua constamment nos navires. Nos escadrilles durent alors entrer en action sans tarder, la première et la deuxième eûrent à sauver les rescapés de nombreux bateaux amis (danois, français, grecs, etc…) La troisième escadrille effectua la reconnaissance de la côte du Zuid-Beveland dans la nuit du 14 au 15 mai. Elle reçut l'ordre de se retirer à Anvers et de constituer un équipage mixte de militaires et de civils à bord des « FLANDRIA » afin d'accélérer le passage des troupes sur l'Escaut. Ensuite, le 18 mai, la 3ème escadrille quitta Anvers et rejoignit Ostende par les canaux, son personnel fut réparti dans les deux autres escadrilles qui furent finalement fusionnées en un seul groupe. Entre-temps, l'Amirauté britannique annonça son intention de bloquer Ostende. Pour éviter d'y être enfermé les bateaux passèrent désormais la nuit dans la rade les 19, 20, 21 mai et déjà nous enregistrâmes une première perte; l'AHOLA sauta sur une mine.
1940 Le 10 mai, mobilisation générale suite à l'invasion de la Belgique par l'Allemagne. Le 18 mai, l'escadrille d'Anvers part pour Ostende. Le 21 mai, départ d'une division pour la France. Le 22 mai, évacuation d'Ostende, et départ du Corps pour Dieppe. Le 28 mai, capitulation de l'armée belge. Le 30 mai, la flotte belge est à nouveau au combat en participant à l'évacuation de Dunkerque. Le 13 juin, les navires du Corps se joignent au 5ème groupe de dragage de la Marine française à Lorient. Le 16 juin, abandon de Lorient. Le 19 juin, l'escadrille belge du front de l'ouest rejoint les navires rassemblés au Verdon. Le 24 juin, évacuation du Verdon et mouvement de la flotte qui gagne St-Jean-de-Luz. Le 26 juin, les navires belges sont mis à la chaîne en Espagne, un seul rejoint l'Angleterre.