C. LES VOIES NAVIGABLES
En 1956, les voies navigables congolaises ont un développement voisin de 16.000 km répartis comme suit :
Bief maritime 138 km
Biefs fluviaux et affluents 14.500 km
Lacs 1.300 km
Par le bief maritime, le port de Matadi est accessible en tout temps aux navires de mer calant jusqu'à 30 pieds soit 9 mètres. Au lac Tanganyka, le tirant d’eau admis peut atteindre 12 pieds, soit 3,60 m.
Sur les biefs fluviaux, il existe trois subdivisions suivant les mouillages offerts au cours des périodes successives de hautes et basses eaux.
La première, avec un minimum de 2m aux H.E. et 1.30maux B.E., permet l’utilisation sur 2.655 km d’unité de 750 à 1.250.tonnes de charge.
La seconde, avec des minima respectifs de 1.50 m et 1.00m est accessible sur 6.580 km, aux unités de 150 à 375 tonnes de charge.
La troisième, avec des minima respectifs de 1.20m et 0.80 m autorise sur 5.265 km, l’exploitation de petites unités de 50 tonnes et moins, jusque 150 tonnes de charge.
Cette classification des voies navigables, ne constitue évidemment pas une règle absolue, quant à l’affectation de tel ou tel type d’unité. Il est cependant admis, qu’une voie d’eau est à considérer comme navigable, pour un type de bâtiment donné, lorsque ce dernier peut y être utilisé à pleine charge, pendant quatre mois au moins de l’année, et jamais au dessous de la moitié de son port en lourd utile, le reste du temps( saufs cas exceptionnels). On obtient ainsi pour l’année, une moyenne relative d’utilisation de 0.75, correspond au rapport entre jauge nette et la capacité réelle de charge.
Un facteur dont l’importance est également considérable, pour l’exploitation des voies fluviales congolaises, est une pente qui atteint à peine 1/10.000e en moyenne, soit 0.10m/km, et est sensiblement moindre sur de nombreuses sections.