Les chiffres cités n'en conservent pas moins toute leur valeur, dans les problèmes ardus qui se sont posés pour faire face à l'augmentation des tonnages à transporter.
Ce n'est pas, en effet, le seul renforcement du matériel qui pouvait permettre de les résoudre sur un plan économique
Il fallait aussi et surtout étudier l'adaptation de ce matériel aux besoins nouveaux, améliorer le rendement des méthode d'exploitation, moderniser les techniques de navigation, former du personnel, et enfin, pourvoir parallèlement au développement et à l'outillage des ports.
L'incidence sur le prix de revient de la tonne/kilomètre, des charges financières inhérentes au matériel, et la compression indispensable des dépenses de main-d'oeuvre, menaient à l'impérieuse nécessité d'améliorer la rotation du matériel navigant.
On verra plus loin que la durée des manutentions dans les ports, est d'une telle importance comparative, que la vitesse de route ne paraît constituer pour longtemps encore qu'un facteur assez secondaire du problème.
Mais le rythme de la vie moderne, augmentant sans cesse, il fallait cependant en tenir compte pour l'avenir. Un nouveau bâtiment, risque fort de se trouver vite inadapté si, dès sa mise en chantier, il n'a pas été conçu pour un rendement supérieur à ce qui peut paraître suffire aux conditions d'exploitation du moment.
IMPORTANCE DE LA FLOTTE SOUS PAVILLON BRITANIQUE
En dehors du " LIEMBA " (fig 79 - 80) ex " GRAF von GÖTZEN " définitivement sorti de l'eau en 1926 et remis en service sous pavillon anglais, il n'existe qu'un petit remorqueur de 90 CV, le "MWANZA" et quelques chalands de faible tonnage. Il n'y a qu'une seule ligne de navigation vers les différents ports de la côte orientale au Sud de KIGOMA. Cette ligne est desservie alternativement par le "LIEMBA" bateau-courrier et par le remorqueur.
Elle aboutit à M'PULUNGU, (fig 81) port tanzanien d' ABERCORN de l'ex-Rhodsésie situé à l'extrême Sud du lac et déservait par la même occasion divers postes de la côte orientale du lac, dont KAREMA.. La capacité de transport était approximativement d'un millier de tonnes/mois.
Cependant la CFL, dans ses destinations sud-lac vers M'Pala, -Moba et Moliro d'avant 1960, fut amenée à diverses occasions à joindre M'PULUNGU.
Dans le courant des années 60, suite à l'occupation de la ville d'ALBERTVILLE par des troupes dissidentes au Gouvernement Central, la navigation commerciale s'opérait entre le BURUNDI et le port de Bujumbura ; la TANZANIE et le port de Kigoma ; la ZAMBIE et le port de M'PULUNGU. (82 à 84).