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CHANTIER NAVAL A KONGOLO
A Kongolo la mise à sec des bateaux peut se faire sur deux slipways transversaux :

le premier comporte 9 chariots commandés électriquement ;
le seco,nd 10 chariots dont la force motrice est fournie par des treuils à vapeur

Le petit outillage est pneumatique et les rivets sont chauffés électriquement

Les machines et auxiliaires sont séparés dans un atelier commun au chemin de fer et au chantier naval.
Le baliseur « Lualaba » sur le slip à Kongolo ( ?)
Le « Prince Léopold » sur le slip à Kongolo 
LES AFFLUENTS DU BIEF KONGOLO - BUKAMA
En commençant par l’aval

La Lukuga rive droite

Exutoire naturel du lac Tanganyka, qui reçoit lui-même les eaux du lac Kivu par la Ruzizi. Cette rivière grossi de nombreux petits affluents, n’est navigable que sur une dizaine de km en amont du confluent. A quelques 600 m du lac, le lit de l’exutoire a été complètement barré par un déversoir sous forme de batardeau destiné à enrayer la baisse des eaux qui se manifeste depuis plusieurs années (jusque début des années 1960)

Le parcours effectué par la Lukuga depuis le Tanganyka jusqu’au Lualaba est d’environ 300 km.

La Lovidjo rive gauche km 127

Navigable sur 130 km environ, mais accessible seulement aux petites unités ne dépassant pas 50 tonnes.
Il existe une carte sommaire dressée vers 1936 par les Services de Navigation des Grands Lacs
La largeur entre les rives ne dépasse pas en général, une trentaine de mètres, et ses rives sont encombrées de végétations semi-aquatiques qui réduisent la largeur utile à quelque 15 m
Profondeur variable. Le minimum en période d’étiage se semble situer aux environs de 0.70m
Se caractérise par des méandres extrêmement nombreux et prononcés, qui rendent la navigation difficile en toutes saisons
Cet affluent avait cessé d’être exploité

La Luvua km 165

Cette rivière appelée Lukalala par les habitants de la région
Est navigable depuis son confluent avec le Lualaba à Ankoro jusqu'à Kiambi km 150
Le mouillage offert par la rivière en période d’étiage ne descend, en général, pas en dessous de 0.80 m sauf circonstances exceptionnelles.
Il n’existe pas de balisage et le navigateur doit avoir une bonne connaissance de la rivière en conditions normales de navigation, avant de pouvoir s’y risquer en période difficile

L’album des cartes à l’échelle 1/20.000, qui avait été mis à la disposition du navigateur par le Service des Voies Navigables était en fait la reproduction d’un levé de reconnaissance effectué en 1906 par le Service Hydrographique de Grands Lacs. C’est assez dire que les renseignements qu’il était possible d’en tirer devaient se prendre avec des réserves. Quoi qu’il en soit une description sommaire des conditions de navigation peut s’établir comme suit :

Du km 0 au km 90 environ

Fonds de sable dont le point le moins profond n’est pas constant.
En période d’étiage, les 5 premiers km à partir du confluent présentent en général, le parcours le plus malaisé eu égard à la présence vers le km 2 d’un pool, où la largeur moyenne de la rivière est presque doublé, et au travers duquel les bancs de sable sont « divagants ».
Vers le km 26 et 31, la passe navigable se rétrécit au travers du chapelet d’îles
Du km 60 au km 70, la route est tantôt ouverte du côté de la rive droite, tantôt du côté de la rive gauche, avec passage traversier entre les îles basses.
Entre le km 85 et 95 environ, plusieurs traversées entre rives et plusieurs îles demandent beaucoup d’attention dès que la baisse des eaux se manifeste.

Kiambi km 90 à km 150

Les rives relativement bases jusqu’ici deviennent plus abruptes et des collines se dessinent
Fonds de sable avec bancs de gravier et quelques plateaux ou bancs rocheux à la rive. C’est le cas notamment entre le km 105 et 110 où, à la rive droite, une falaise assez élevée est baptisée « Dover Clift » domine le lit de la rivière dans lequel des éboulis peuvent se produire.
Aux eaux hautes une route secondaire permet d’éviter les courants relativement forts rencontrés à cet endroit, en empruntant un passage le long de la rive gauche.
Entre l’escale Kitendu et le km 130 environ, la route est parfois difficile à tracer au travers de hauts fonds, essentiellement « divagants », constitués en grosse partie par les apports alluvionnaires d’un assez gros affluent de la rive droite, la Lukula km 130
En amont de cet affluent les fonds deviennent de plus en plus rocheux
Sur les 5 derniers km en aval de Kiambi, le lit de la rivière se resserre de moitié, avec comme conséquence, une augmentation très sensible de la force du courant, qui à certaines époques, peut nécessiter le scindement d’une traîne un peu lourdement chargée.

A Kiambi, l’accostage se fait à la rive droite en aval du bac. Il s’y trouve une échelle limnimétrique :
plus hautes eaux connues             7.01 m
plus basses eaux connues            -1.10 m
moyenne des observations             2.15 m

A moins de deux km en amont de Kiambi, la Luvua n’est plus navigable, son cours étant coupé de rapides infranchissables. Cette section fermée à la navigation s’étend sur une longueur de 270 km environ jusqu'à Pweto, situé à l’angle nord-ouest du lac Moëro, auquel la Luvua sert de déversoir

Il existe à Pweto une échelle dite Pweto-Luvua installée sur la rive droite de l’exutoire en aval de l’accostage du bac. Cette échelle n’a pas d’intérêt direct pour la navigation.

Le lac Moëro

Le lac Moëro couvre une superficie de quelques 5000 km2. Son versant à Pweto est d’environ 218.460 km2 et ses eaux se trouvent à une cote moyenne approximative de 905 m. Il est navigable sur toute son étendue.

Les rives du lac sont très irrégulières, ce qui explique l’absence de ports naturels. Le fond relativement plat se trouve à une profondeur moyenne de l’ordre de 8 m en dessous des bases eaux, avec quelques fosses isolées ou la profondeur ne dépasse toutefois pas 16 à 18 m

Les deux ports de quelques importance sont Pweto, situé à l’extrême pointe nord-ouest du lac, à l’embouchure de la Luvua, et Kilwa situé à quelques 105 km au sud de Pweto
A Pweto l’échelle limnimétrique est installée sur la rive nord du lac et son zéro se trouve à la cote absolue de 902.50 m dans le système de nivellement du C.S.K.. Un limnigraphe a également fonctionné à Pweto pendant un certain temps.

A Kilwa, l’échelle limnimétrique est installée à l’intérieur du port, dans le coin formé à son extrémité par la jetée sud. La cote absolue dun zéro de cette échelle n’est pas connue. On possède assez peu de précision sur l’amplitude des fluctuations saisonnières du Moëro, et on admettait jusqu’en 1957, que les variations annuelles de niveau pouvaient atteindre quelques 3 mètres.
Mais en 1957, les plus hautes eaux ont atteint 5 mètres à l’échelle de Pweto. Cette question d’amplitude devait donc être revue en ayant un recul suffisant dans le temps.

Les eaux du lac sont relativement hautes de mi-mars à la fin août et relativement basses de mi- deptembre à mi février Les plus bases eaux connues à ce jour ont atteint à cette même échelle un niveau de 0.30 m en 1954.

La navigation sur le Moëro ne présente pas de difficultés spéciale. Les profondeurs sont suffisantes partout, il n’y a pratiquement pas de courant et les atterrages sont sains. La plus grande longueur du lac en ligne droite est de 120 km environs, et sa plus grande largeur est 40 km.

Etant peu profond, les vagues soulevées par les vents dominants de saison sèche et les tornades de la saison des pluies, ne sont jamais très hautes et ne présentent pas de danger, sauf pour les petites embarcations. En saison sèche le temps peut être fortement bouché par suite de grands feux de brousses, qui se déclarent dans les vaste plaines environnantes.

La limite des eaux territoriales peut être fixée, pour le navigateur, par une ligne imaginaire partant de Pweto vers le sud-sud est, sur une distance d’une vingtaine de km, elle s’infléchit ensuite dans le sud-ouest sur quelque 80 km en direction de la pointe ouest de l’île Kilwa, pour rejoindre ensuite le Luapula, rivière qui forme alors frontière avec la Zambie.(anciennement la Rhodésie).

Le Luapula se jette dans le Moëro aux environs de Kole, situé à 20 km environ au sud -est de Kilwa. La distance totale de parcours Pweto-Kole est de l’ordre de 125 km.


Le Luapula

Cette rivière est à son tour navigable sur une longueur de 170 km environ, depuis le Moëro jusqu’au rapide de Kasenga, qui est le poste le plus important de la région.

Le bassin versant du Luapula est de 162.210 km2 environ à Kasenga.

Pour le parcoursKole -Kasenga (149 km) le navigateur pouvait disposer d’une carte figurative sous forme d’album, dressé en 1949. Cette carte qui indique les rives, le chenal navigable, et les obstructions qu’il contourne, a le défaut d’être établie à l’échelle 5.5 cm/km pour les longueur, et de 11 cm/km pour les largeurs, ce qui donne une vue déformée de la rivière en plan. A noter cependant que la rive gauche et les îles de la baie de Kole sont à l’échelle unique de 5.5 cm/km.

La navigation sur le Luapula peut, en général, se faire avec un tirant d’eau de 1.50 m et plus aux hautes eaux, et le mouillage offert en basses eaux est de l’ordre de 0.80 m. Cette indication n’a toutefois qu’une valeur très relative, puisque le niveau des eaux est très variable dans le temps. Des difficultés se présentent aux basses eaux sur divers point du parcours, dont notamment à l’embouchure du Luapula dans le Moëro, où les alluvions apportés par le fleuve se déposent par perte de vitesse et forment un delta sous- fluvial. La barre constitue, en général, le point de profondeur minimum du parcours.

A Kasenga, une station limnimétrique situé à la rive gauche, en aval de l’accostage, a donné les indications suivantes par rapport au zéro de l’échelle :

Plus hautes eaux            8.41 m
plus basses eaux            -0.40 m
Ce qui donne un écart maximum connu de 8.45 m

Les fluctuations annuelles entre les hautes eaux et les basses eaux sont toutefois moins importantes, tout en étant très différentes d’année en année. Elles témoignent de la grande variabilité des débits saisonniers du Luapula à Kasenga. Moyenne des observations 1934 - 1958 : 2.62 m

A partir des chutes de Johnston, à une vingtaine de km en amont de Kasenga, le Luapula n’est plus navigable. Le parcours jusqu’au lac Bangwelo, dont il est l’émissaire est de l’ordre de 400 km.

La Lovoï rive gauche km 418

Affluent assez important. Il rejoint le Lualaba pratiquement à la sortie du lac Kisale.
N’est navigable qu’aux eaux hautes et moyenne sur une distance de quelques km

La Lufira rive droite km 439 et 447

Elle prend sa source à proximité de celle du Lualaba et possède un bassin versant d’une superficie de 60.000 km2 environ. Un barrage réservoir régulateur a été construit en amont d’une chute à Mwadingusha, où s’est installé une importante usine hydro-électrique.

La superficie du lac artificiel ainsi créé est de quelques 425 km2. La retenue, qui est d’environ 830 million de m3, a abaissé à environ 1/3 le rapport du débit de crue.

Cette rivière, navigable dans sa partie aval sur près de 70 km sous forme d’un chenal étroit, profond et très sinueux, rejoint le fleuve dans la région du Kisale par un petit delta, dont les deux branches principales se situent aux cumulées ci-dessus. L’accès en est difficile par suite de la présence de papyrus et autres végétations plus ou moins « divagantes »

D’après les habitant de la région, pêcheurs pour la plupart, la Lufira ne déverse à cet endroit qu’une petite partie de son débit dans le Lualaba. La plus grande partie s’acheminerait parallèlement au fleuve au travers d’une série de marais et de lacs, dont notamment le lac Zimbambo, jusqu'à Mulongo. On retrouve effectivement le lit bien marqué d’une grosse rivière, toujours alimentée, entre la rive droite du Lualaba et les monts Kibara qui bordent la cuvette à l’est. Elle porte le nom de Kialaba.